Etre
volontaire JVI,
c’est effectuer une mission professionnelle (j’ai touché à tout dans la
mise en place administrative du diocèse : structuration
interne,
contact avec les bailleurs, soutien méthodologique aux projets de
terrain, conception d’un site internet,…).
Mais être volontaire JVI,
c’est surtout vivre une aventure humaine et spirituelle, en Eglise et
nourri par la spiritualité ignacienne. Au cœur du désert géographique,
économique et culturel de Mongo, j’ai goûté à l’austérité de la vie de
ses habitants, austérité qui dans la durée m’a conduite à un
dépouillement spirituel. « Dieu est grand » quand
nous sommes
si petits, si impuissants…
Mais ce qui donne peut-être cette
saveur unique à ces deux années passées à Mongo, c’est la rencontre
avec une Eglise missionnaire, fragile et minoritaire mais qui témoigne
de l’Amour de Dieu en actes dans la rencontre avec les musulmans.
A
Mongo l’Esprit souffle et fait des miracles, illuminant mystérieusement
les pauvres vases d’argile que nous sommes…
Anne-France